Tous les historiens s’accordent à reconnaître que Chomérac est l’un des lieux les plus anciennement habités de notre région. En effet lorsque l’homme primitif aborda nos contrées en remontant le Rhône, il trouva dans l’échancrure qui s’ouvre sur le bassin de Chomérac une large porte ouverte sur toutes les Cévennes. La présence de grottes profondes bien situées à flanc de colline des Grads lui donna la sécurité d’un gîte couvert et les rivières, sources et forêts alentours, la présence d’un gibier abondant.
Des fouilles dans la petite grotte de la Véronne ont d’ailleurs fait remonter cette présence humaine à Chomérac au paléolithique moyen. Par la suite, Chomérac ne cesse de se développer. En témoignent diverses découvertes telles que le Tumulus funéraire de Sabatas, les dalles inclinées, des tombes sous tuiles (du VIème siècle), des « tegulae » trouvées dans les Grads et la plaine. Deux « villae » ont même été repérées à la Clève et au Planas ; on sait d’autre part que la voie romaine passant à Chomérac traversait le petit hameau de la Vialatte (une statue de Mercure en argent y a d’ailleurs été découverte).
En 1785, on découvrit à Chomérac un tombeau d’une grandeur remarquable. Il était couvert d’une double voûte en briques, il était fait de plomb et pouvait contenir deux corps (il pesait 1400 kg ! )
Durant les guerres de religion, Chomérac fut l’un des villages les plus éprouvés du Vivarais : le bourg fut assiégé sept fois et changea de camp à chaque bataille. Inutile de préciser que chaque changement se traduisait par des pillages, des incendies, des tueries ou des viols. On a coutume de dire « Qu’il s’y est tué ou blessé plus de gens d’un parti ou d’un autre (catholique ou protestant) qu’en tous les autres sièges ensemble qui ont été faits dans le pays».
Le célèbre siège de 1628, marqué par la victoire décisive des troupes catholiques, sera déterminant pour la prise, un an plus tard, de Privas par Louis XIII et Richelieu. Plus près de nous, Chomérac est considéré comme le berceau du travail de la soie en Ardèche (moulinage de Monsieur Deydier, Fabrique royale) et doit aussi sa célébrité à sa pierre calcaire « non gélive » dite « marbre de Chomérac » (basilique de Fourvière, fontaine de Lyon, Valence, Montélimar, berges du canal de Suez, pierres de construction…)
L’Hôtel de Ville actuel de Chomérac était, à la fin du 17ème siècle, un bel hôtel particulier appartenant à la famille GREL . Cette famille, sans doute l’une des plus fortunées du village, était connue pour son activité notariale, transmise de père en fils pendant plusieurs générations, mais également renommée dans l’industrie de la soie : elle possédait, en effet, de nombreuses usines à Chomérac, fabriques du Pont, de la Grande Fontaine, et surtout, de la Royale dont on voit encore aujourd’hui les vestiges sur les rives de la Véronne.Cette situation value à la famille GREL (1) une certaine puissance et un grand prestige au sein de notre ville. Le dernier de cette dynastie, Paul-Henry, légua sa demeure familiale à sa fille, madame de Boissieu, au début du 19ème siècle et c’est elle qui la vendit à la municipalité, le 18 mai 1862, pour la somme de 20 500 francs.L’hôtel était alors entouré d’un vaste parc qui sera ouvert au public en 1865, le conseil municipal décidant, peu après, d’en abattre les murs pour en faire une promenade agréable pour les choméracois : ce sera notre « BOSQUET ».
Autant que par sa situation au centre du village, l’intérêt de l’Hôtel de GREL résidait dans ses richesse architecturales et picturales : des plafonds à la française, des cheminées de marbre ou de granit (classées monuments historiques), la magnifique rampe en fer forgée de l’escalier d’entrée et surtout une série de tableaux attribués à l’école Joseph VERNET, très probablement commandés par les GREL spécialement pour leur salon qui est devenu la salle du Conseil, celle des Mariages aussi, de la Mairie de Chomérac.
En ce début du XXI siècle, Chomérac franchit une nouvelle étape de son histoire avec un accroissement démographique important, un positionnement idéal dans la vallée de la Payre lui permettant d’envisager son développement humain et économique avec optimisme. Nul doute que les années qui viennent seront décisives pour la construction du village que nous laisserons à nos enfants.
(1) « ...Famille ancienne dans la région de Privas, où elle paraît importante dès le début du 16 ème siècle. Eustache du Grel et Timotée Grel, du lieu de la Grange, vivaient en 1545... Les Archives de la Région de Privas contiennent de nombreux actes sur cette famille dont une branche habitait BAIX, branche séparée depuis longtemps de celle des Grel de la Grange. Actuellement le beau domaine de la Grange, situé près de Chomérac, appartient à M. Louis GREL, Administrateur de la Banque de France à Privas... » (Armorial du Vivarais, 1908)
Superficie de la commune : 1 894 ha
Pour un total de 4 734 parcelles
Dont 1089 parcelles bâties
Population : 2 883 habitants
Altitude : 200 m
202 voies communales, dont 56 km de voies goudronnées
Fonctionnement : 2 121 293,67 €
Investissement : 1 910 025,32 €
Total : 4 031 318,99 €
Taxe d’habitation : 11,06 %
Foncier bâti : 15,79 %
Foncier non bâti : 77,61 %
Taxe professionnelle : 13,13 %
Ecole maternelle publique : 70 élèves inscrits
Ecole élémentaire publique : 126 élèves inscrits
Ecole privée maternelle et élémentaire : 97 élèves inscrits
Lycée d’enseignement professionnel : 261 élèves inscrits
1 Gymnase
1 Salle polyvalente
1 Complexe sportif avec deux terrains de football
1 Terrain de rugby
1 Stand de tir
1 Site d’escalade
1 Terrain de mini-golf
1 Théâtre de verdure
1 Plateau sportif
Terrains de boules
1 Salle d’activités